Histoire de l'IRA
Le Royaume-Uni adopte "l'Union Jack"
Le roi Jacques Ier, fils de Marie Stuart, instaure "L'Union Jack" comme drapeau officiel du royaume d'Ecosse et d'Angleterre. Il est composé des croix de Saint-Georges, patron de l'Angleterre, et de Saint-André, patron de l'Ecosse. La croix de Saint-Patrick sera rajoutée lorsque l'Irlande rejoindra le royaume en 1800.
Formation de la milice Irlandaise des Irish Volunteers
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L’insurrection irlandaise de Pâques
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La fondation de l'IRA
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Michael Collins exécute des britanniques
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Assasinat de Michael Collins
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| | La Grande-Bretagne réplique à l’IRA
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Proclamation de la République d'Irlande
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L'IRA se divise
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Bloody Sunday en Irlande du Nord
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L’IRA « provisoire » est interdite
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Mountbatten assassiné par l'IRA
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Mort des militants de l'IRA en grève de la faim
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Cessez-le-feu de l’IRA
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Les prémices d’un processus de paix en Irlande du Nord
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Signature des accords pour la paix en Irlande du Nord
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La suspension du gouvernement d’Irlande du Nord
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L’IRA dépose les armes
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Bloody Sunday, où, Le Monde Changea De Face En Irlande Du Nord
Le 30 janvier 1972, à Derry en Irlande du Nord. Le député local Ivan Cooper prépare la grande marche pacifique qui doit rassembler le mouvement pour les droits civiques et, de ce fait, tous les catholiques de la ville. Entre les jeunes qui lanceraient bien quelques pierres sur les soldats anglais et l’IRA qui prône le recours à la force, pas évident d’éviter les débordements. Et l’histoire étant connue car authentique, la manifestation va se terminer dans l’horreur lorsque les officiers de sa gracieuse majesté vont tirer à balles réelles sur des civils.
Pourtant tout commença très bien. La manifestation pacifique part du bourg, direction l'hotel de ville. Mais arrivé à proximité de l'hotel de Ville, le convoie, dirigé par Ivan Cooper, refuse de s'opposer au militaire britanique, et décide de changer de direction. Mais un petit groupe se détache, et va affronter les militaire. jusqu'à ce que les para-britanique tire à balles réélle sur les manifestants. Et là, c'est le début du drame. Les militaires sortent et tirent sur tout le monde, pour objectif, d'arrêter 500 personnes, et la présence de l'IRA. Précense qui est aujourd'hui non confirmé par le chef de l'IRA, "J’ai parlé avec le commandement et tous les volontaires de service actif ce jour-là, et j’ai relayé la décision prise par l’officier commandant (de l’IRA)", a déclaré M. McGuinness, commandant en second de l’IRA à Londonderry à cette époque. Le compte-rendu doit être rendu en 2004.
Le paradoxe pour l'armée Britanique, c'est qu'aucunes armes ont été retrouver se jour là, sur les 14 corps des innocents morts et des des 13 blessés.
Aujourd'hui encore, aucunes lumières n'aient venu nous éclairer pour comprendre pourquoi l'armée a telle fait un bain de sang ce dimanche 30 Janvier 1972. 32 ans après, malheureusement, cette évènement est de moin en moins connu, comble pour LA catastrophe la plus grave lors des troubles en Irlande. Cette guerre qui opose toujours l'IRA aux britaniques, aurait fait 3000 morts.
Le 30 octobre 2002, Paul Greengrass réalise un film sur cet évènement. Oscarisé d'un Ours d'Or, ce film raconte cette tragédie sous la forme d'un documentaire, caméra à la main. Nous retrouvons les prémices du débordements, en écoutant les militaires parler. Ce très beau film est a voir au moin une fois dans sa vie. pour connaître une partie du conflit en Irlande du Nord, mais aussi, pour voire la barbarie de l'époque.
Combien de temps, combien de temps devrons-nous chanter cette chanson ?, ou plutôt, devrions nous pas dire, "Combien de temps, combien de temps avant que cette tragédie passe dans l'oublie", car même le 30 janvier, pas un seul petit reportage aux informations nationals, rien, que dire à part que c'est la honte.
| SUNDAY BLOODY SUNDAY I can't believe the news today Sunday, bloody Sunday And the battle's just begun Sunday, bloody Sunday How long, how long must we sing this song ? Sunday, bloody Sunday Wipe the tears from your eyes Sunday, bloody Sunday And it's true we are immune | DIMANCHE, DIMANCHE SANGLANT Aujourd'hui je n'arrive pas à croire les informations Corps qui jonchent un cul-de-sac Dimanche, dimanche sanglant Et la bataille vient juste de commencer Dimanche, dimanche sanglant Combien de temps, combien de temps devrons-nous chanter cette chanson ? Dimanche, dimanche sanglant Sèche tes yeux Dimanche, dimanche sanglant Et c'est vrai que nous sommes protégés
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| Voyage | ||||||||
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| LENDEMAINS DE GUERRE • Que vive Belfast-la-Neuve ! | ||||||||
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| Après des années de conflit sanglant, la capitale nord-irlandaise reprend des couleurs. Des cafés s'installent dans d'anciennes zones de guerre, des quartiers entiers se métamorphosent et la prospérité est au rendez-vous. | ||||||||
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Dans l'esprit de la plupart d'entre nous, la ville de Belfast est encore marquée par les décennies de conflit entre catholiques et protestants et les images de désolation qui ont accompagné ces années de plomb. Qui se douterait, par exemple, que les couches les plus aisées de la population ont un goût immodéré pour les champagnes les plus chers ? Dans une boutique de vins et spiritueux du sud de Belfast, la bouteille de dom-pérignon ne coûte pas moins de 75 livres [105 euros]. "Je n'arrive plus à satisfaire la demande", fait mine de se plaindre le gérant. "Les étagères sont littéralement dévalisées." Certains ont visiblement bien réussi malgré les "troubles", voire, dans certains cas, grâce à eux. Du côté du comté du Down, les rives sud du Belfast Lough sont émaillées de terrains de golf et de yacht-clubs. L'opulence est telle que ce quartier, à l'embouchure du fleuve Lagan, a été rebaptisé la Gold Coast, la rive dorée. Ici comme dans les plus beaux quartiers de Belfast, les maisons les plus cossues se négocient à près de 1 million de livres [1,5 million d'euros] et les BMW et les Mercedes sont monnaie courante. Dans l'enceinte même de la capitale, l'élégance du sud de Belfast a transformé Lisburn Road en terrain de jeu pour les femmes riches du quartier voisin de Malone. Bordée de belles boutiques de luxe, l'avenue a ostensiblement été colonisée par la haute bourgeoisie. Au déjeuner, ces dames sirotent des expressos, pignochent des paninis et taquinent des salades allégées. Les grandes marques sont de rigueur. "Ce qui frappe, ici, c'est la classe", fait remarquer un visiteur de passage. Nombre de ces élégantes rentrent tout juste d'une escapade en Afrique du Sud, et s'émerveillent encore de la modicité des prix de l'immobilier en ces terres australes, où elles envisagent d'ailleurs d'acquérir une maison. D'autres ne font que faire escale dans leur bonne ville de Belfast, entre deux séjours au soleil. L'autre bout de l'avenue, tout près du centre-ville, est investi par les étudiants. Contrairement à leurs aînés, qui dans les années 60 avaient traversé une brève phase contestataire, les étudiants d'aujourd'hui se sont détournés de la politique pour se concentrer sur leurs études et les loisirs. De jour, ils courent d'une salle de classe à une autre, et le soir, comme les résidents de la verte Malone, ils se retrouvent dans des petits coins du sud de Belfast, bien loin des foyers conflictuels de la capitale. Une préoccupation que semblent partager presque toutes les couches de la population. Il y a par exemple ce qu'on appelle ici le "syndrome de Belfast-Est", expression qui désigne le mode de vie des quartiers protestants, dans l'est de la ville. Sans être particulièrement aisés, ces habitants vivent à distance respectable - géographiquement et psychologiquement - des quartiers "à problèmes". Comme beaucoup de leurs compatriotes d'Irlande du Nord, ils parviennent également à échapper aux répercussions économiques des événements. Cette relative prospérité, ils la doivent en bonne partie aux milliards de livres que les gouvernements britanniques successifs se sont employés à injecter année après année dans les rouages économiques locaux. Londres a toujours été, en effet, persuadé qu'il n'y avait d'autre choix que de maintenir même artificiellement une économie dévastée par la violence. Ces subventions ont alimenté la neutralité bienveillante de nombreux protestants des quartiers est, qui sont peu à peu devenus les citadins les moins politisés. Ils sont, par exemple, des milliers à n'avoir jamais mis les pieds dans l'ouest de Belfast, dans les quartiers catholiques. De plus, la manne venue de Londres a quelque peu atténué les effets de la disparition de ce qui a toujours fait l'orgueil de "Belfast-Est" : les gigantesques chantiers navals, où ne planent plus aujourd'hui que les fantômes du passé. Le dock dans lequel a été construit le Titanic est aujourd'hui un méchant terrain vague, envahi par les mauvaises herbes, les flaques d'eau et les cabanes à outils rongées par la rouille. Par une journée pluvieuse et froide, je n'y ai croisé qu'une seule âme qui vive : une femme qui fumait sa cigarette à l'entrée de l'un des rares bâtiments encore occupés. L'industrie navale, qui à la grande époque employait des dizaines de milliers d'ouvriers, ne rassemble guère aujourd'hui plus de 200 personnes. C'est pourtant dans ces chantiers que les protestants d'ici se sont forgé leur image de travailleurs acharnés et farouchement indépendants. Mais, depuis des années, la conscience protestante et unioniste s'étiole irrémédiablement, et cette communauté a eu bien du mal à retrouver ses marques après avoir perdu une grande partie de son pouvoir économique et politique. Samson et Goliath, le nom de baptême des deux gigantesques grues jaunes qui jadis dominaient ces chantiers navals prospères, se dressent désormais au beau milieu d'un champ de ruines. |
| Elles continueront toutefois de faire partie intégrante du paysage urbain, car les autorités locales veulent les préserver et en faire les monuments symboliques de la grande époque industrielle. Les édiles espèrent faire de ce site un lieu aussi important pour l'avenir de la ville qu'il l'a été pour son histoire, et ont mis en place un important programme de modernisation de ce "quartier du Titanic" - car Belfast reste étrangement fière d'avoir construit le paquebot au sinistre destin. Aménager ces quelques hectares à l'abandon pour en faire une ville moderne promet certes d'être une tâche titanesque, précisément, mais le long du fleuve les promoteurs ont d'ores et déjà construit des immeubles futuristes sur d'autres lotissements, où certains appartements s'arrachent à près de 250 000 livres [348 000 euros]. Deux grands centres de loisirs ont déjà été bâtis : le Waterfront Hall et l'Odyssey Centre, où l'équipe locale de hockey sur glace, les Belfast Giants, attire la foule. Belfast-la-Neuve côtoie la vieille ville. Le Waterfront Hall, tout de verre et de métal étincelant, se trouve juste en face du palais de justice, encore aujourd'hui protégé par une enceinte ingénieusement conçue pour atténuer le souffle des bombes. Cette merveille technique n'a pas servi depuis des années, mais quelques incidents isolés viennent parfois rappeler aux habitants du quartier de sombres souvenirs. De l'autre côté du fleuve s'étire Short Strand, une enclave impénétrable qui fut en 2002 le théâtre de violents affrontements religieux. En 2003, des artistes ont profité d'un été d'accalmie pour monter une exposition sur cette frontière : les portraits de 40 écoliers de la ville, gravés sur une grande plaque métallique, ont été agencés pour former le mot "hope" [espoir]. Au même moment, des couvreurs installaient des tuiles ignifugées sur les maisons de la ligne de démarcation, au cas où les espoirs des enfants ne seraient pas réalisés. Belfast étant ce qu'elle est, les idéalistes cohabitent donc toujours avec des esprits plus circonspects. La plupart des enfants de Belfast fréquentent encore des écoles séparées, mais ils sont tout de même 5 % à être scolarisés dans des établissements mixtes, dont certains ont pris racine dans les quartiers les plus difficiles. D'autres initiatives intercommunautaires fleurissent dans toute la ville, mais passent largement inaperçues. Quelques signes, mineurs mais significatifs, témoignent d'une évolution des mentalités : on a ainsi vu récemment deux agents de police patrouiller devant l'Europa, qui fut jadis l'hôtel le plus bombardé d'Europe. Ce qui rendait ce spectacle exceptionnel était le moyen de locomotion de ladite patrouille : le vélo. Une décontraction que l'on n'avait plus vue au sein des forces de police depuis des dizaines d'années. Il y a peu encore, la police ne se déplaçait qu'en fourgon blindé, à l'épreuve des balles et des bombes. Nos deux hirondelles portaient, certes, un revolver à la ceinture - l'idéalisme étant une fois de plus sagement mâtinée de circonspection -, mais, conformément à la nouvelle politique de détente, le gilet pare-balles avait disparu. Dans les années 60, l'hôtel Europa était en pleine zone de guerre. Aujourd'hui, il abrite un restaurant chic et est entouré d'immeubles de bureaux modernes et chatoyants. Quelques routards s'aventurent parfois jusqu'ici pour s'entre-photographier devant l'entrée de l'hôtel. Sans doute doivent-ils scruter la façade à la recherche de la moindre trace d'éclat d'obus. Peine perdue. Mais d'autres quartiers de la ville demeurent moins avenants. Il y a dans la partie nord de Belfast de nombreux îlots miteux, qui sont secoués pratiquement au quotidien par d'âpres affrontements religieux. Autour de la ville de banlieue de Carnmoney, les loyalistes, qui refusent de voir s'installer de plus en plus de catholiques, ont récemment incendié l'église catholique locale. Ils sont, de plus, responsables de dizaines d'attaques contre des maisons particulières et même de quelques assassinats. Du côté d'Antrim Road, qui rejoint le centre-ville, les autorités se demandent comment sauver le quartier délabré de Shankill, bastion de la ligne dure du loyalisme. Les chiffres révèlent sans complaisance l'ampleur du problème créé par le double fléau de la misère et des organisations paramilitaires. Près de 80 % des chefs de famille et 60 % des jeunes de moins de vingt-quatre ans n'ont aucun diplôme. Ici, on ne boit pas de dom-pérignon et nombreux sont ceux qui se droguent. Ce quartier n'a touché aucun dividende de la paix - au contraire, en fait, puisque depuis quelques années les chefs des organisations paramilitaires se sont rabattus sur ces fiefs, où ils se livrent au trafic de drogue, s'entre-tuent et contraignent des centaines de familles à quitter leur foyer. A la morosité du Shankill protestant fait vite place l'énergie bouillonnante du quartier catholique de Falls, résolument tourné vers l'avenir. Cela transparaît dans les fresques murales, qui offrent un aperçu de l'état d'esprit prévalant ici. "Les fresques républicaines ont radicalement évolué", explique Bill Roston, journaliste qui connaît bien l'Irlande du Nord. "Les fusils s'y font plus rares, sauf lorsqu'elles sont réalisées à la mémoire des morts républicains. Mais, comme chacun le sait, on dresse toujours des monuments aux morts lorsqu'une guerre est finie." Les républicains ont laissé les "troubles" derrière eux pour s'engager dans de nouvelles activités, à commencer par la politique. L'exemple de Paul Butler est éloquent : ce candidat du Sinn Féin aux élections provinciales du 26 novembre dernier se bat pour reconvertir en musée la prison désaffectée de Maze [près de Lisburn], où lui-même a passé quinze ans derrière les barreaux, pour le meurtre d'un policier. "Je veux que mes enfants puissent la visiter et tirer la leçon des erreurs du passé. C'est une autre façon de tourner la page sur tout ce conflit", estime-t-il. |
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